Partager l'article ! Corrigé exercice 3 Nietzsche"ce que j'ai une fois dit": 1. « Cette façon de penser passe pour...» Caractérisez cette d ...
1. « Cette façon de penser passe pour...» Caractérisez cette démarche. Cherchez des expressions équivalentes exprimant la même démarche. Réponse: Cette démarche est ce qu'on appelle en français une tournure modalisatrice, qu'on s'exprime avec d'autres expressions telles que: «on tient pour...on considère comme...il apparaît que...il semble que...on croit que...» En philosophie, on nommera cette démarche une distanciation critique. C'est la démarche par laquelle le philosophe après avoir exprimé l'expression, introduit sa correction.
2. « Combien d’actions n’accomplit-on pas, non pour... mais parce qu’elles... »
Que fait Nietzsche ici? Quel connecteur logique pourrait-on établir entre cette phrase et la précédente ? Réponse: Nietzsche problématise, càd il pose une question qui invite le sens commun à réfléchir sur ses actions et sur son critère de marque de caractère. Le connecteur logique qui pourrait lier les deux phrases serait un « mais » adversatif, un « pourtant »
3. Relevez les valorisations de cette phrase. (cf méthodologie de l'étude de texte pour cette recherche des valorisations. En rouge les termes péjoratifs, en bleu, les termes mélioratifs, en vert les termes neutres contaminés par les mots dépréciatifs, car il est difficile par ordinateur de mettre des + ou des – au dessus des mots!) Combien d’actions n’accomplit-on pas, non pour les avoir choisies comme les plus raisonnables, mais parce qu’elles ont engagé d’une façon ou d’une autre notre ambition et notre vanité au moment où elles nous sont passées par l’esprit, si bien que nous n’en démordons pas et les accomplissons aveuglément !
5. Quel paradoxe se trouve énoncé dans le second paragraphe ? (La recherche des valorisations peut vous aider à répondre.) Réponse:Le paradoxe est que l'opinion se trouve confirmée dans son analyse puisque cette persévérance acharnée dans une action fruit d'un choix aveugle les conforte dans leur force et leur bonne conscience. Rien ne vient leur indiquer leur erreur de choix et de critère de marque de caractère.
4. Rendez explicite, sous forme de tableau (dit, non-dit) le discours implicite de l’auteur (1er §).
Réponse:En rouge, le discours implicite, en vert, les explications déduites de ce discours)
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L’OPINION ON CROIT QUE... |
LE PHILOSOPHE MAIS EN REALITE... |
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« Ce que j’ai une fois dit, je le fais. » |
« Ce que j’ai une fois dit, je le fais. » |
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Cette façon de penser ne passe pas pour une marque de caractère. |
Cette façon de penser passe pour une marque de caractère. |
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Elle est une marque de caractère. |
En réalité elle n’est pas une marque de caractère. La véritable marque de caractère, c’est ? |
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actions accomplies, choisies non comme les plus raisonnables, |
actions accomplies, choisies comme les plus raisonnables, |
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mais parce qu’elles ont engagé notre ambition et notre vanité |
non parce qu’elles ont engagé notre ambition et notre vanité, mais parce qu’elles engagent mes choix personnels volontaires |
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au moment où elles nous sont passées par l’esprit, |
non au moment où elles nous sont passées par l’esprit, mais parce qu’elles ont été mûrement réfléchies |
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si bien que nous n’en démordons pas et les accomplissons aveuglément ! |
si bien que nous en démordons et nous ne les accomplissons pas aveuglément ! si bien que nous les accomplissons avec lucidité et savons nous adapter |
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Ainsi elles augmentent chez nous la foi en notre caractère et notre bonne conscience, et donc, dans l’ensemble, notre force ; |
Ainsi elles augmentent chez nous la foi en notre caractère et notre bonne conscience, et donc, dans l’ensemble, notre force ; |
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tandis que le choix de l’action la plus raisonnable possible entretient en nous le scepticisme envers nous mêmes et par conséquent un sentiment de faiblesse. |
tandis que le choix de l’action la plus raisonnable possible n'entretient pas en nous le scepticisme envers nous mêmes et par conséquent un sentiment de faiblesse. |
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En réalité, les choix de l’opinion augmentent la méconnaissance de soi, de la marque de caractère. Cela fait le malheur de l’homme. C’est la bêtise à tête de taureau, le têtu entêté face à l’homme d’action volontaire, lucide et souple |
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